Des détonations entendues dans plusieurs quartiers de Caracas alimentent tensions diplomatiques et incertitudes sur leur origine.
Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2025, plusieurs explosions, estimées à au moins sept, ont été entendues dans différents secteurs de Caracas, la capitale du Venezuela. Les détonations ont été signalées vers 2 heures du matin, accompagnées de bruits d’aéronefs volant à basse altitude, selon des témoignages relayés par des médias internationaux.
Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent de la fumée visible dans certaines zones de la capitale, tandis que des habitants ont fait état de coupures d’électricité temporaires dans plusieurs quartiers. À ce stade, aucun bilan officiel concernant des victimes ou des dégâts matériels n’a été communiqué par les autorités.
Le gouvernement vénézuélien a rapidement réagi en accusant les États-Unis d’être à l’origine des explosions, qualifiant les faits de « grave agression militaire ». Caracas affirme que des installations situées dans la capitale et dans d’autres régions du pays auraient été visées.
Du côté de Washington, des responsables américains ont indiqué être au courant des informations faisant état d’explosions et de survols d’aéronefs, sans confirmer ni revendiquer une quelconque opération militaire sur le territoire vénézuélien. Aucune déclaration officielle détaillée n’a été publiée dans l’immédiat par la Maison-Blanche ou le Pentagone.
Plusieurs médias internationaux soulignent également que ces événements sont observés de près par d’autres puissances étrangères, notamment la Colombie, dont le président a publiquement réagi en appelant à une vigilance régionale et à une attention des instances internationales face à la situation à Caracas.
Des réactions diplomatiques ont aussi été notées dans plusieurs capitales d’Amérique latine, tandis que des pays disposant d’intérêts politiques et économiques au Venezuela, tels que la Russie et la Chine, suivent l’évolution des événements par l’intermédiaire de leurs canaux diplomatiques, selon des analyses relayées par la presse internationale.
À ce stade, aucune source indépendante n’a confirmé l’implication directe d’une puissance étrangère dans les explosions. Les informations disponibles reposent principalement sur des témoignages, des images diffusées en ligne et des déclarations officielles, parfois contradictoires.
Les agences de presse internationales rappellent que les relations entre le Venezuela et les États-Unis sont marquées depuis plusieurs années par de fortes tensions diplomatiques et économiques, contexte dans lequel les autorités vénézuéliennes interprètent les événements de cette nuit.
Les organisations internationales et plusieurs gouvernements étrangers ont appelé à la prudence et à la vérification des faits, soulignant l’importance d’éviter toute escalade basée sur des informations non confirmées.
En l’absence d’un rapport technique ou d’une enquête indépendante publiée officiellement, l’origine exacte des explosions demeure indéterminée, laissant place à une forte incertitude quant à la nature réelle des événements.
La situation reste donc suivie de près par la communauté internationale, alors que Caracas et ses partenaires étrangers attendent de nouveaux éléments susceptibles de clarifier ce qui s’est réellement produit dans la capitale vénézuélienne au cours de cette nuit tendue.