MAIN SOLEIL : quand une main tendue devient un soleil pour les enfants des rues du Cap-Haïtien

Jeunes bénévoles du MEJ unis pour offrir aux enfants des rues une journée de dignité, de soins et de solidarité. Ensemble, ils incarnent l’engagement chrétien et la chaleur humaine d’un avenir meilleur. Crédit : Etpourquoi media Jeunes bénévoles du MEJ unis pour offrir aux enfants des rues une journée de dignité, de soins et de solidarité. Ensemble, ils incarnent l’engagement chrétien et la chaleur humaine d’un avenir meilleur. Crédit : Etpourquoi media
Jeunes bénévoles du MEJ unis pour offrir aux enfants des rues une journée de dignité, de soins et de solidarité. Ensemble, ils incarnent l’engagement chrétien et la chaleur humaine d’un avenir meilleur. Crédit : Etpourquoi media

Initiative sociale du Mouvement Eucharistique des Jeunes, MAIN SOLEIL redonne dignité et espoir aux enfants des rues à travers une action solidaire et bénévole.

Dans sa mission de former des apôtres pour l’Haïti d’aujourd’hui et de demain, le Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ) propose aux jeunes qui y adhèrent un chemin de croissance spirituelle et sociale. Ce cheminement social, tel que défini dans le Manuel des Équipes Apostoliques (EA), repose sur le respect de temps forts : journées d’action commune, comme des activités de reboisement, ou journées de formation visant, par exemple, à apprendre à lire et à écrire le créole, ou encore à organiser des jeux pour d’autres jeunes. (Manuel des EA)

C’est dans cette logique que, depuis deux ans, le MEJ du diocèse du Cap-Haïtien a instauré une activité tournée vers les plus démunis, en particulier les enfants des rues. Baptisée à l’origine MEJ-Lespwa, l’initiative est née d’une véritable crise de conscience avant de devenir MAIN SOLEIL.

« La nuit, les enfants doivent se reposer et non sillonner la rue pour vendre des bonbons ou mendier leur pain », confie le vice-coordonnateur diocésain du mouvement M. Brooz Saintil, reprenant les paroles du jeune cadre par qui tout a commencé.

 « Main Soleil n’est pas une activité pour se donner bonne conscience. C’est une œuvre de résurrection qui redonne dignité et espérance aux enfants des rues. » M. Brooz Saintil

Une initiative née d’une prise de conscience face à la réalité des enfants des rues

Selon M. Saintil, MAIN SOLEIL ne saurait être réduite à une simple action destinée à se donner bonne conscience ou à afficher une philanthropie ostentatoire. « Main Soleil n’est pas une activité pour se donner bonne conscience, ni une démonstration de charité de façade. C’est une œuvre de résurrection qui vise à redonner de la dignité et à montrer aux enfants qu’ils ne sont pas seuls, qu’il y a des gens qui pensent à eux », souligne-t-il.

MAIN SOLEIL est aujourd’hui l’action sociale du MEJ dans le diocèse du Cap-Haïtien. Elle met en avant l’engagement des Jeunes Cadres et des Jeunes Responsables du mouvement à travers une journée entière consacrée aux enfants des rues. L’objectif est clair : leur redonner de la dignité, de la considération et de l’attention. L’initiative ne se limite pas à un geste ponctuel. Elle pose les bases d’un projet plus vaste, qui ambitionne de parrainer certains enfants sélectionnés lors de chaque édition et de leur offrir une assistance adaptée à leurs besoins.

Redonner dignité et espérance : au-delà d’une journée, un engagement durable

La journée MAIN SOLEIL se déroule de 8 heures à 15 heures. Au programme figurent une animation psychosociale assurée par les Travailleurs Sociaux en Action (TSA), suivie d’un rite de passage au cours duquel les enfants se lavent et reçoivent de nouveaux vêtements. Vient ensuite le temps du repas, avant la distribution de kits alimentaires et cosmétiques qui marque la clôture de la journée. Tous ceux qui contribuent au bon déroulement de MAIN SOLEIL le font bénévolement, qu’il s’agisse des membres de TSA, des Jeunes Cadres et Responsables du MEJ ou encore des responsables diocésains.

Chaque année, cette activité bénéficie du soutien d’écoles hébergeant des groupes MEJ, de particuliers sensibles aux questions sociales et des parents de méjistes, soucieux d’accompagner leurs enfants dans une dynamique de solidarité active.

Avec cette initiative profondément enracinée dans la tradition du mouvement au sein du diocèse, le message est sans équivoque. On peut être jeune et chrétien en Haïti, et s’impliquer concrètement dans les réalités sociales du pays. Être jeune chrétien, c’est aussi contribuer à améliorer les conditions de vie des plus nécessiteux, dessiner un sourire sur le visage de ceux pour qui il est un luxe, et rappeler aux marginaux qu’il existera toujours une main ouverte, une main tendue, une main capable de créer un soleil dans leur vie. Ainsi, ceux qui prennent part à cette action deviennent, à leur tour, une main soleil au cœur d’une société où la solidarité est trop souvent réduite à un concept vide de sens et le don de soi à une simple expression.

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