Le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a recensé au moins 1 408 personnes tuées et 656 blessées entre avril et juin 2026, selon un bilan publié le 25 août.
Les chiffres couvrent le deuxième trimestre de l’année, arrêté au 30 juin, et ne prennent donc pas en compte les violences survenues depuis juillet.
Des violences concentrées dans plusieurs zones
Selon le BINUH, la violence a touché de manière inégale plusieurs secteurs de Port-au-Prince. Cité Soleil et la Plaine du Cul-de-Sac ont notamment connu une recrudescence des affrontements entre gangs, tandis que des opérations de sécurité ont limité leurs activités dans certains secteurs, dont Delmas et Tabarre.
En dehors de la capitale, le BINUH a également documenté des violences dans l’Artibonite et le Centre, ainsi que des incursions armées dans le Sud-Est.
Les attaques perpétrées par des gangs ont représenté 55 % de l’ensemble des personnes tuées ou blessées au cours du trimestre. Plus de 40 % des victimes ont, de leur côté, été recensées dans le cadre d’opérations menées par les forces de sécurité contre les gangs.
Un lourd bilan pour les civils
Dans la Plaine du Cul-de-Sac et plusieurs quartiers de Cité Soleil, les affrontements ont forcé plus de 18 000 personnes à quitter leur domicile et entraîné la suspension de services, notamment les soins de santé et l’éducation, selon le BINUH.
Le BINUH appelle à maintenir Haïti à l’ordre du jour international, à renforcer la protection des civils et à accélérer les efforts visant à traduire en justice les auteurs de violations graves des droits humains.