Plus de 1 400 personnes tuées en Haïti entre avril et juin

Les attaques de gangs sont responsables de 55 % des personnes tuées ou blessées au deuxième trimestre, tandis que plus de 40 % des victimes ont été recensées lors d’opérations des forces de sécurité.
Une personne tient le programme d’une messe de requiem en mémoire de l’ancien président Jovenel Moïse lors d’une cérémonie organisée le 7 juillet 2026 à la Villa d’Accueil, à Port-au-Prince, cinq ans après son assassinat. Photo : Présidence d’Haïti/Facebook. Une personne tient le programme d’une messe de requiem en mémoire de l’ancien président Jovenel Moïse lors d’une cérémonie organisée le 7 juillet 2026 à la Villa d’Accueil, à Port-au-Prince, cinq ans après son assassinat. Photo : Présidence d’Haïti/Facebook.
Une personne tient le programme d’une messe de requiem en mémoire de l’ancien président Jovenel Moïse lors d’une cérémonie organisée le 7 juillet 2026 à la Villa d’Accueil, à Port-au-Prince, cinq ans après son assassinat. Photo : Présidence d’Haïti/Facebook.
Résumé de l'article
Le BINUH rapporte 1 408 morts et 656 blessés entre avril et juin 2026, un bilan qui alerte sur la protection des civils en Haïti.

Le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a recensé au moins 1 408 personnes tuées et 656 blessées entre avril et juin 2026, selon un bilan publié le 25 août.

Les chiffres couvrent le deuxième trimestre de l’année, arrêté au 30 juin, et ne prennent donc pas en compte les violences survenues depuis juillet.

Des violences concentrées dans plusieurs zones

Selon le BINUH, la violence a touché de manière inégale plusieurs secteurs de Port-au-Prince. Cité Soleil et la Plaine du Cul-de-Sac ont notamment connu une recrudescence des affrontements entre gangs, tandis que des opérations de sécurité ont limité leurs activités dans certains secteurs, dont Delmas et Tabarre.

En dehors de la capitale, le BINUH a également documenté des violences dans l’Artibonite et le Centre, ainsi que des incursions armées dans le Sud-Est.

Les attaques perpétrées par des gangs ont représenté 55 % de l’ensemble des personnes tuées ou blessées au cours du trimestre. Plus de 40 % des victimes ont, de leur côté, été recensées dans le cadre d’opérations menées par les forces de sécurité contre les gangs.

Un lourd bilan pour les civils

Dans la Plaine du Cul-de-Sac et plusieurs quartiers de Cité Soleil, les affrontements ont forcé plus de 18 000 personnes à quitter leur domicile et entraîné la suspension de services, notamment les soins de santé et l’éducation, selon le BINUH.

Le BINUH appelle à maintenir Haïti à l’ordre du jour international, à renforcer la protection des civils et à accélérer les efforts visant à traduire en justice les auteurs de violations graves des droits humains.

Add a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *