Haïti cherche à approfondir sa coopération avec l’Italie dans des secteurs allant de la sécurité à l’agriculture, en passant par la formation professionnelle et l’investissement, à l’issue d’échanges organisés le 24 août au Meeting de Rimini, en Italie.
La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a participé par visioconférence au panel « Haïti et la force de se relever », organisé par la Fondation AVSI. La rencontre a réuni des représentants des gouvernements haïtien et italien, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et d’AVSI.
Parmi les participants figuraient Massimo Dell’Utri, sous-secrétaire d’État au ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Gandy Thomas, ambassadeur d’Haïti en Italie, Maurizio Martina, directeur général adjoint de la FAO, et Annalisa Costanzo, représentante d’AVSI en Haïti. Stefano Gatti, directeur général de la Coopération au développement au ministère italien des Affaires étrangères, a modéré les échanges.
Sécurité, élections et relance économique
Forbin a présenté le rétablissement de la sécurité et de l’autorité de l’État, l’organisation des élections, la relance économique et la réponse à la crise humanitaire parmi les principales priorités du gouvernement haïtien.
Elle a également plaidé pour un élargissement de la coopération avec l’Italie dans l’agriculture, la formation professionnelle, le renforcement des institutions, le développement des petites et moyennes entreprises, le transfert de compétences et les investissements productifs.
Le gouvernement haïtien cherche ainsi à inscrire ses relations avec l’Italie dans une coopération plus structurée. Gandy Thomas a également appelé à faire évoluer les liens entre les deux pays vers un partenariat stratégique, notamment dans le domaine de la justice et du renforcement de l’État de droit.
L’Italie réaffirme son soutien à Haïti
Du côté italien, Dell’Utri a réaffirmé l’engagement de son pays en Haïti, notamment dans la sécurité alimentaire, la santé, la protection des populations vulnérables et l’accès à l’eau. Il a également évoqué le soutien italien à la FAO ainsi qu’à la Force de répression des gangs appuyée par les Nations unies.
Les échanges de Rimini ont surtout permis aux deux parties d’exposer leurs priorités et les domaines dans lesquels elles souhaitent approfondir leur collaboration. Aucun nouvel accord bilatéral, financement spécifique ou calendrier de mise en œuvre n’a été annoncé pendant le panel.