Malnutrition aiguë : l’enquête SMART signale une hausse chez les enfants en Haïti

Les résultats préliminaires estiment à 7,4 % la malnutrition aiguë globale chez les 6 à 59 mois, contre 5,1 % en 2023.
Children in port-au-prince Credit photo: Carsten ten Brink Children in port-au-prince Credit photo: Carsten ten Brink
Credit photo: Carsten ten Brink
Résumé de l'article
Les données préliminaires de l’enquête SMART montrent une dégradation nationale et appellent à renforcer la prise en charge nutritionnelle.

Les résultats préliminaires de l’Enquête nationale nutritionnelle SMART 2026 font état d’une hausse de la malnutrition aiguë globale chez les enfants de 6 à 59 mois en Haïti. L’indicateur poids-pour-taille atteint 7,4 %, contre 5,1 % en 2023, d’après la présentation publiée le 28 août.

Cette mesure évalue une forme de malnutrition aiguë à partir du rapport entre le poids et la taille. Elle ne doit pas être confondue avec l’indicateur combinant ce critère et le périmètre brachial, évalué séparément à 9,0 % dans le document.

La collecte s’est déroulée du 1er au 16 juillet dans 15 710 ménages répartis dans 991 grappes, indique l’enquête. La présentation décrit une dégradation significative à l’échelle nationale et relève une hausse dans sept départements, dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans le reste de l’Ouest. Le Sud et le Sud-Est affichent, eux, une baisse selon le même indicateur.

À Cité Soleil, la prévalence atteint 11,4 % dans les résultats présentés. Ce niveau local ne permet toutefois pas, à lui seul, d’expliquer les causes de la hausse nationale. Le document recommande de renforcer la prise en charge, la prévention nutritionnelle et l’accès aux soins maternels et infantiles.

Ces résultats restent préliminaires. L’enquête signale notamment des limites liées à la base de sondage utilisée et à la couverture de certaines zones, dont Kenscoff et Cité Soleil. Les données offrent néanmoins un repère actualisé pour les services de santé et les acteurs humanitaires chargés d’orienter leurs interventions auprès des enfants.

Une analyse plus complète et une évaluation IPC-AMN sont attendues le mois prochain, selon l’annonce relayant la présentation. Elles devront préciser les écarts territoriaux, les marges d’incertitude et les priorités de réponse, sans transformer les facteurs évoqués en causalités déjà établies. Pour les familles comme pour les structures de soins, la prudence dans l’interprétation des résultats reste donc aussi nécessaire que leur prise en compte.

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